14 août 2022

En action pour un approvisionnement durable en eau potable : Les maires du comité régional des lagunes interpellent le premier ministre

Mercier, le 15 août 2022 – C’est une première dans l’histoire du dossier des lagunes de la
région de Mercier avec le ralliement des cinq municipalités impactées par la contamination des
eaux souterraines, formant ainsi une seule voix en tant que Comité régional des lagunes.


Les quatre municipalités de la Régie Intermunicipale d’Aqueduc de la Vallée de la Châteauguay
(RIAVC), soit la Ville de Mercier, Sainte-Martine, Saint-Isidore et Saint-Urbain-Premier, ainsi que
la Ville de Châteauguay se rallient et demandent au Gouvernement du Québec d’assumer les
coûts associés aux investissements qui s’imposent pour entretenir le réseau d’aqueduc existant
et mettre en place les infrastructures requises afin d’atteindre une autonomie locale et
d’assurer un approvisionnement en eau potable de qualité et en quantité suffisante pour leurs
citoyens.


« Nos citoyens et notre région, qui composent depuis plus de 50 ans avec les impacts découlant
de la catastrophe environnementale des lagunes à Mercier ont besoin de l’aide du
Gouvernement du Québec. J’ai confiance que le premier ministre sera à l’écoute de nos besoins
et réceptif à notre demande »
, mentionne madame Lise Michaud, mairesse de Mercier.


Rappelons qu’à la suite de la contamination majeure des eaux souterraines de la région
survenue à la fin des années 1960, le gouvernement avait ordonné et financé, dans les années
1970, la construction d’un réseau d’aqueduc et depuis, la Ville de Châteauguay doit fournir l’eau
potable aux municipalités de la RIAVC.


« Il convient de souligner que l’usine de traitement d’eau de Châteauguay doit fournir l’ensemble
des municipalités de la RIAVC en plus des villes de Léry et de Châteauguay, incluant notamment
l’Hôpital Anna-Laberge. Les infrastructures atteignent leur fin de vie et l’usine de traitement de
la Ville de Châteauguay ne réussit plus à fournir l’eau en quantité suffisante pour répondre aux
besoins. »
, indique monsieur Éric Allard, maire de Châteauguay.


« En plus de la production d’eau potable actuellement limitée, nous devons composer avec des
défis importants pour maintenir notre capacité d’intervention en matière de sécurité incendie. La
pression dans notre réseau n’est pas constante et des coupures d’eau complètes surviennent
parfois, ce qui s’avère préoccupant pour assurer pleinement notre rôle en sécurité incendie
auprès de nos citoyens. »
, souligne madame Mélanie Lefort, mairesse de Sainte-Martine.


Les sommes requises pour moderniser les équipements et explorer des solutions permettant
d’atteindre une autonomie locale et de diminuer ainsi la pression sur les équipements de la Ville
de Châteauguay sont toujours poussées vers le haut en raison de la contamination, qui elle,
demeure.


« Sans aide financière additionnelle aux programmes réguliers, nos municipalités doivent faire
des choix financiers que d’autres municipalités n’ont pas à faire. »
, mentionne monsieur Sylvain
Payant, maire de Saint-Isidore.


La Stratégie québécoise de l’eau 2018-2030 prévoit un accès à une eau potable de qualité qui
respecte les plus hauts standards. D’ailleurs, le Gouvernement a promis au printemps dernier un
programme d’aide aux municipalités pour l’accès à l’eau potable.


« Nous croyons que ce programme doit tenir compte des contextes particuliers comme celui
découlant de la contamination des lagunes à Mercier. »
, renchérit monsieur Lucien Thibault,
maire suppléant de Saint-Urbain-Premier.


Pour toutes ces raisons, dans une volonté commune, les municipalités du Comité régional des
lagunes demandent l’aide du Gouvernement du Québec afin de leur permettre d’atteindre une
autonomie locale quant à l’approvisionnement en eau et permettre à leurs citoyens d’avoir
accès à de l’eau potable de qualité et en quantité suffisante pour les besoins actuels et futurs.


Rappel historique


Les lagunes à Mercier constituent le surnom donné à une catastrophe écologique survenue au
tournant des années 1970 alors que le gouvernement du Québec a autorisé le déversement de
plus de 170 000 m3 d’huiles usées et d’autres produits toxiques dans une sablière désaffectée
sur le territoire de Mercier, causant une contamination majeure des eaux souterraines de la
région. Une étude de 1981 commandée par le ministère de l’Environnement du Québec
confirmait l’existence d’une zone de contamination s’étendant sur près de 30 km2 alors que le
Règlement sur la protection des eaux souterraines dans la région de la Ville de Mercier de 1982
imposait un usage contrôlé à un territoire de 315 km2 .


En 1972, le gouvernement avait ordonné et financé la construction d’un réseau d’aqueduc
alimentant la très grande partie de la population de Mercier en eau potable, et avait ordonné à
la Ville de Châteauguay de produire et fournir l’eau potable pour cette population. En 1974 et
1976, le réseau été étendu à d’autres municipalités et le gouvernement a ordonné la création de
la Régie Intermunicipale d’Aqueduc de la Vallée de la Châteauguay (RIAVC) qui regroupe les
municipalités de Mercier, Sainte-Martine, Saint-Isidore et Saint-Urbain-Premier, à qui la Ville de
Châteauguay doit fournir l’eau potable. En 1989, le gouvernement du Québec a adopté par
décret une aide financière à la RIAVC atteignant 80 % des coûts d’immobilisation des
équipements requis pour l’alimentation en eau potable. Après plus de 30 ans, plusieurs
équipements atteignent leur fin de vie et les obligations des municipalités en matière de
fourniture d’eau potable ont grandement évolué.

-30-

Source et information :
Mélissa Racicot
Communications et des technologies de l’information – Ville de Mercier


450 691-6090

Partager